Albert LEBOURG 1849/1928 – Le petit étang le soir

Albert LEBOURG 1849/1928 – Le petit étang le soir – École Française XIX°

Albert LEBOURG Epoque : XIX°

Albert LEBOURG 1849/1928 – Le petit étang le soir

Signé : en bas à droite, signé deux fois au fusain et à l’encre
Epoque : Ecole Française XIX°
Thème : Paysage
Technique : Dessin au fusain sur papier
Format : Avec cadre 62 x 47 cm - Sans cadre 47.4 x 32 cm 
Cadre : Bois doré

Oeuvre signée

Technique utilisée / Dessin au fusain sur papier

Dimensions : 47 x 62 cm

Encadrement : Bois doré

Oeuvre unique

Nombre d'exemplaires : 1

L'artiste : Albert LEBOURG

LEBOURG Albert Charles 1849/1928

Peintre né le 1er février à Montfort sur Risle (Eure)et décédé à Rouen le 7 janvier 1928

Ecole Française – Mouvement Impressionniste – Ecole de Rouen

Influence : Jean Seignemartin, Claude Monet, Sisley, Pissaro

Claude Roger-Marx reproche à ce « petit-maître attentif et scrupuleux » de confondre « un désordre papillotant avec le culte de la lumière. »

Germain Bazin se plaît néanmoins, quant à lui, à souligner cette singularité de Lebourg qui « ne divise pas le ton mais fragmente la touche pour faire vibrer la couleur.

Albert Lebourg est né le 1er février à Montfort sur Risle où son père était greffier de la justice de paix ; Il fait ses études de 1861 à 1865 au lycée d’Evreux et opte ensuite pour l’architecture.

Il commence ses études auprès de M Drouin, architecte et professeur de dessin linéaire à Rouen. Grâce à celui-ci, Lebourg rencontre Delamare, peintre paysagiste rouennais qui donnera quelques conseils à l’artiste débutant.

Il reçoit également sa formation de Gustave Morin, directeur de l’école municipale de peinture et de dessin des Beaux-Arts de Rouen dont il suit les cours. Les années passent et Lebourg s’oriente nettement vers la peinture et le dessin. En 1872, un tableau exposé à Rouen est remarqué par un collectionneur. Au cours d’une entrevue, ce collectionneur lui propose une place de professeur de dessin en Algérie.

En octobre de la même année, Lebourg s’embarque pour Alger. Il revient à Rouen en 1873 pour y épouser Marie Guilloux. De retour en Algérie, il met au profit ses moments de liberté pour dessiner et peindre.

Il rencontre le coloriste lyonnais Jean Seignemartin (1848-1875). Sous son influence, Lebourg éclaircit sa palette et réalise une série de tableaux d'après le même sujet.

Mais en 1877 il décide de rentrer en France et donne sa démission. A Paris, le marchand de tableaux Portier, ami des Impressionnistes, lui fait connaitre les nouveaux milieux artistiques et rencontrer le docteur Paulin.

Avec lui il découvre les premières toiles de Claude Monet, de Sisley ou de Pissarro chez son ami le marchand de tableaux Portier, avec quel enthousiasme saluera-t-il ces maîtres ! Il se sentira aussitôt dans son milieu.

Il expose Une Femme lisant au Salon de 1878. Lors de la quatrième exposition impressionniste de 1879, il présente dix tableaux et dix fusains inspirés de l'Algérie et de la Normandie, dont L'Amirauté à Alger. Il expose à nouveau avec les impressionnistes en 1880.

Il ne réapparaît au Salon qu'en 1886 avec Neige en Auvergne, Prairie aux bords de l’Allier.

A cette époque, il entre à l’atelier de Jean-Pierre Laurens dont il suit les cours pendant deux ans.  De juillet à octobre 1884, il part en Auvergne, avec le docteur Paulin, il visite entre autres Clermont Ferrand, Chamalières, ect.

Jusqu’en 1895, il passe son temps entre l’Ile de France, Paris, Rouen et la Normandie. En 1888, il s’installe à Puteaux d’où il rayonne dans la région. Pendant ces années il fait des excursions à Dieppe, Honfleur, Boulogne. C’est à partir de 1893 qu’il exécute à Rouen, quai du Havre, des toiles « du balcon ». La mort de sa femme, le 3 aout 1894, l’affecte profondément et il restera de longs mois sans peindre.

En aout 1895, il décide d’aller en Hollande avec Armand Melicourt, un camarade de l’atelier de Jean-Paul Laurens. Il visite la Haye, Rotterdam, Dordrecht, Amsterdam etc. , villes dans lesquelles il entreprend une série d’aquarelles et de lavis.

En 1889, il expose à Paris 42 toiles, puis découvre la Grande Bretagne

Sa nomination au grade de chevalier de la Légion d'honneur en 1903 est suivie en 1924 d'une promotion au grade d'officier.

Les dernières années il séjourne en Normandie, à Rouen, Hondouville, Triel.

Atteint de paralysie, Lebourg cesse de peindre en 1925. Les paysages d'hiver et les sites au bord de l'eau ont la prédilection de cet artiste pour qui « les valeurs prédominent sur les tons »

Lebourg participa à deux reprises aux expositions impressionnistes en 1879 et en 1880. De nombreux marchands de tableaux parisiens exposèrent ses œuvres : citons Antonio Mancini en 1896, Bernheim en 1899 et en 1910, Rosenberg en 1903 et en 1906. Lebourg fut fait Chevalier de la légion d’honneur en 1903. Sociétaire de la Société Nationale des Beaux-Arts, il participa à presque tous ces Salons de 1891 à 1914. La plus importante exposition qui lui fut consacrée eut lieu en 1918 à Paris à la galerie Georges Petit.

Albert Lebourg est membre de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen.

Il repose au cimetière monumental de Rouen.

Son œuvre

Après les premiers tâtonnements, il découvre sa propre manière, son écriture, une façon inédite et personnelle d’exprimer les sensations si vives-, si aiguës, chaque jour plus subtiles, qu’il éprouve devant tout ce qui passe, tout ce qui change, tour ce qui fuit, tout ce qui s’évanouit sous le ciel ou sur les eaux. Car il sera le peintre inégalé des buées, des neiges, surtout, avec leurs reflets, des pluies, des givres, des fumées, des brouillards du matin qui se lèvent, des brumes du soir qui s’abaissent avec l’ombre, des aubes indécises, des crépuscules qui se meurent, de tous les phénomènes fugitifs, ces beautés qui semblaient insaisissables et qu’il a si bien su saisir, aux heures et aux saisons où tout est nuances dans la nature. Il s’ennuie devant les spectacles qui ne changent pas ; il aime particulièrement les ports de mer et les bords de rivière où les voiliers et les barques de pêche sont ballottés par les flots, où les chalands et les péniches sont halés en laissant un long sillage lumineux sur la surface ridée des eaux.

Source Bénézit, Wikipedia.

Nous contacter