Charles François DAUBIGNY 1817/1878

Charles François DAUBIGNY 1817/1878 – Ferme animée dans un paysage de Normandie – École Française du XIX°

Charles François DAUBIGNY Epoque : XIX°

Charles François DAUBIGNY 1817/1878

Signé : en bas à gauche
Epoque : Ecole Française XIX°
Thème : Paysage
Technique : Huile sur panneau
Format : Avec cadre 81 x 58 cm - Sans cadre 61 x 38 cm 
Cadre : Bois sculpté doré du XIX°

Oeuvre signée

Technique utilisée / Huile sur panneau

Dimensions : 58 x 81 cm

Encadrement : Bois sculpté doré du XIX°

Oeuvre unique

Nombre d'exemplaires : 1

L'artiste : Charles François DAUBIGNY

DAUBIGNY Charles-François 1817/1878

Peintre né à Paris le 15 février 1817 et décédé à Paris le 19 février 1878.

Ecole Française – Mouvement Pré Impressionniste – Ecole de Barbizon

Influence : Edmé-François Daubigny, Pierre Daubigny, Jean-Victor Bertin, Jacques Raymond Brascassat, Gustave Courbet,

Charles-François Daubigny, né le 15 février 1817 à Paris où il est mort le 19 février 1878, est un artiste peintre et graveur français de l’école de Barbizon, considéré comme un des précurseurs de l’impressionnisme.

Issu d’une famille de peintres, Charles-François Daubigny est très tôt initié à cet art par son père, Edmé-François Daubigny et son oncle, le miniaturiste Pierre Daubigny. Il est également l’élève de Jean-Victor Bertin et Jacques Raymond Brascassat.

Alors qu’il a à peine plus de 20 ans, il expose une peinture « Vue de Paris et de l’Ile Saint-Louis » aux côtés de son père, au Salon de 1838. Puis il se met à la gravure et façonne ses premières eaux-fortes.  Six d’entre elles seront exposées au Salon.

 Bien que s’étant déjà forgé une idée toute différente du classicisme par ses expériences de peinture sur le motif, Charles-François Daubigny fréquente les Beaux-arts et étudie dans l’atelier de Paul Delaroche, vers 1841. Ce dernier le prépare au concours du Prix de Rome. Charles-François parvient à être admis à la dernière épreuve. Malheureusement il  est disqualifié à cause d’un rendez-vous  administratif manqué, alors qu’il déjeunait avec un ami…

Charles-François Daubigny expose des eaux-fortes aux Salons de 1841 et 1845, ce qui lui permet de se faire connaître comme graveur.

 En 1842, il épouse Marie-Sophie. Un an plus tard nait leur fille Cécile.

Ils s’installent alors à Fontainebleau et Charles-François peut maintenant travailler au cœur de la nature. Résidant à côté de Barbizon, célèbre pour son école, il peut s’y rendre souvent. Avec ses amis il aime planter son chevalet entre la forêt et les cours d’eau. Surnommé « le peintre de l’eau », étangs, rivières et bassins prennent une place importante dans ses œuvres puis en deviennent un élément primordial.

Retrouvant aussi cette ambiance aux alentours de Valmondois, Charles-François y vient de plus en plus souvent, car c’est plus proche de Paris, là où il a toujours son atelier.

Son installation à Barbizon en 1843 où il travaille au cœur de la nature change sa manière de peindre.

En 1846, vient au monde leur deuxième enfant Charles-Pierre. Il sera surnommé Karl.

En 1848, Charles-François reçoit une médaille de deuxième classe pour l’une de ses toiles exposées au Salon. Les médailles de première classe reviennent à Corot et Delacroix.

Puis il reçoit sa première commande de l’Etat : une eau-forte. Quelques années plus tard, en 1852, alors qu’il est de plus en plus remarqué au Salon, l’Etat lui achète deux toiles. L’une d’entre elles, « La Moisson », se trouve désormais au Musée d’Orsay.

Sa rencontre avec Camille Corot en 1852 est à ce titre décisive, il peint en suivant le cours de la Seine et de l’Oise, en particulier dans la région d’Auvers-sur-Oise. À partir de l’année 1852, l’influence de Gustave Courbet oriente son art vers une direction réaliste.

En 1857, pour être encore plus près du motif et de l’eau qu’il aime tant représenter, Daubigny achète un bateau, qui jadis servait de bac :  le « Botin » qu’il a aménagé en atelier de peinture. Il y fait aménager une cabane pour pouvoir s’y abriter et le cas échéant, y  dormir. Cela deviendra son Bateau-Atelier*.

Chaque été, il se rend à Auvers-sur-Oise, lieu paisible à quelques encablures de Valmondois, où il passa une partie de sa plus tendre enfance. Il fait de l’Ile de Vaux son principal port d’attache. Avec le « Botin » il parcourt les cours d’eaux et va même jusqu’à Honfleur. Karl, « le mousse », l’accompagne. Puis, après plusieurs séjours en Normandie sur la Côte Fleurie, il décide de revenir à Auvers-sur-Oise, pour s’y installer.

Sa notoriété s ‘affirme et Napoléon III lui achète sa toile « Etang de Gylieu »  reconnue comme pur chef-d’œuvre.  On est alors en 1860.

Cette même année, Charles-François Daubigny achète un terrain à Auvers pour y établir son « atelier à la campagne». Il s’intéresse de plus en plus aux jeux de lumière.

En 1861 le premier foyer artistique d’Auvers-sur-Oise sort de terre. La Maison-Atelier de Daubigny devient vite l’occasion de rencontres et de travail. Daubigny compte de nombreux élèves.

Aussi ses amis proches (Oudinot, Corot, Daumier, Geoffroy Dechaume …) parviennent-ils à le convaincre de décorer ce lieu magique et tout le monde s’y met. Corot, concepteur de la décoration de l’Atelier, y représentera des paysages d’Italie qu’il a aussi beaucoup aimés.

Au fil du temps le « Botin » prend de plus en plus l’eau, puis sa retraite. Il termine ses jours dans le jardin de la Maison-Atelier, comme buvette et abri. Il sera remplacé par le « Bottin », plus spacieux et mieux équipé pour la navigation. Cette nouvelle embarcation est  opérationnelle en 1868. À ce moment Bernard devient le mousse, tandis que Karl est promu capitaine !

Dès 1866, Charles-François Daubigny soutient - avec son ami Corot - les artistes de la nouvelle école, comme Cézanne et Renoir. Mais il ne parviendra pas à les faire admettre au Salon. Cette même année il se rend en Angleterre où il expose deux toiles à la « Royal Academy » et s’y rend à nouveau en 1870 à cause de la guerre franco-prussienne.

En 1868, Charles-François Daubigny réussit à imposer Monet, Pissarro, Renoir, Degas, Sisley et Berthe Morisot, déclenchant la colère du surintendant des Beaux-arts. Monet et Sisley étant refusés aux Salons de 1869 et 1870, Daubigny suivi de son ami Corot démissionne du jury.

Daubigny gagne l’Angleterre en 1870 pendant la guerre. Les nouvelles ne sont pas bonnes ; les artistes français réfugiés à Londres se trouvent plutôt dans la détresse. Daubigny, par chance, croise Monet et le tire d’affaire. Bientôt Pissarro trouvera lui aussi du réconfort. Le marchand d’art, Durand Ruel, parviendra en effet à vendre quelques-unes de ses toiles.

Le Salon, suspendu pendant la guerre, reprend et Charles-François Daubigny y expose deux toiles qui y seront vendues.

Il rencontre Claude Monet à Londres, avec qui il part pour les Pays-Bas. De retour à Auvers, il fait la connaissance de Paul Cézanne et d’autres peintres impressionnistes. On retient aujourd’hui l’idée que Daubigny a pu compter dans les influences de cette nouvelle génération d'artistes. Après un voyage en Hollande en 1871, il accueille Monet et Pissarro à bras ouverts dans sa maison d'Auvers-sur-Oise, ainsi que d'autres jeunes talents, comme Cézanne arrivé à Auvers en 1872.

Lors du Salon en 1873 Daubigny obtient un grand prix grâce à sa toile « la Neige » aujourd’hui au Musée d’Orsay, malgré des critiques assez dures. Ces critiques font penser à celles proférées quelques années plus tard à l’encontre des Impressionnistes.

Aujourd’hui, on considère Daubigny comme étant le précurseur majeur de ce mouvement qu’est l’impressionnisme.

Les peintures les plus marquantes de Charles-François Daubigny sont celles produites entre 1864 et 1874, qui ont pour la plupart pour objet des paysages forestiers et des lacs. Déçu de voir ses peintures les plus abouties ne pas rencontrer le succès et la compréhension de ses contemporains, il est malgré cela, à la fin de sa carrière, un artiste extrêmement recherché et apprécié.

Chevalier de la Légion d'honneur‎ et Officier de la Légion d'honneur (1874)

Il eut pour élèves, Albert Charpin (1842-1924), César de Cock (1823-1904), Karl Daubigny, Hippolyte Camille Delpy (1842-1910), Antoine Guillemet (1843-1918), Émile Mathon, Édouard Riou, Alfred Roll

Il est le père de Karl Daubigny (né à Paris en 1846 et mort à Auvers-sur-Oise en 1886).

Daubigny est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 24).

Ses œuvres sont présentes dans de très nombreux Musées dans le monde entier. Un Musée d’Aubigny à Auvers sur Oise lui est consacré.

Source Bénézit, Wikipedia.

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