François de MONTHOLON 1856/1940 – La ferme aux vaches

François de MONTHOLON Epoque : XIX°

François de MONTHOLON 1856/1940 – La ferme aux vaches

Signé :  en bas à gauche
Epoque : Ecole Française XIX°
Thème : Paysage
Technique : Huile sur toile –Rentoilé
Format : Avec cadre  - Sans cadre 46 x 33.5 cm 
Cadre : Bois et stuc doré du 19ème

Oeuvre signée

Technique utilisée / Huile sur toile –Rentoilé

Encadrement : Bois et stuc doré du 19ème

Oeuvre unique

Nombre d'exemplaires : 1

L'artiste : François de MONTHOLON

DE MONTHOLON François Richard 1856/1940              

Peintre paysagiste

Ecole Française – Mouvement Post- Impressionniste

Influence : Dardoize, Gustave Boulanger et Jules Lefebvre

François de Montholon par Henri d'Estienne -1933

François Richard de Montholon est originaire de la ville de Pantin. Il est le second enfant d’une famille de petite noblesse négociant.
Né avec un lourd handicap qui affecte ses membres, ses bras sont atrophiés et il vie avec une jambe unique, il est appareillé et réussi à faire des études.

À vingt ans, il apprend la peinture auprès de Louis-Émile Dardoize (1825-1901). Puis, entre 1877 et 1881, il rejoint les ateliers de Gustave Boulanger et Jules Lefebvre à l’Académie Jullian où il fera la connaissance d'Ernest Marché (de Nemours) et de Maurice Dainville qui resteront parmi ses plus proches amis durant toute sa vie.

Dès 1879, ses premiers tableaux sont admis au Salon. Il a son atelier 20, rue des Martyrs à Montmartre, dans une maison agrémentée de belles "insoumises" qui s'offriront volontiers comme modèles.

Armé d'une belle vitalité et d'un optimisme sans faille, le jeune artiste saura garder une dignité et un comportement irréprochables qui étonneront tous ceux qui l'approcheront ; Sans vouloir dissimuler son état physique, Montholon se vêtira comme un homme normal, ne renoncera pas à voyager, à découvrir le monde.

Durant les années 1880, voici l'artiste aux côtés de son ami Alexis Martin, dessinant sur le motif notamment en forêt de Fontainebleau, à Bourron, à Marlotte à Recloses ou à Montigny, des paysages et des architectures pittoresques, illustrant superbement ses "Promenades et excursions" des guides Hennuyer. Nous lui devons de magnifiques dessins, notamment cette charmante gravure de la "chapelle de Marlotte":

Il crée alors de grands paysages dans son atelier de la rue La Bruyère à Paris.

Le succès de ces "itinéraires" les conduiront à Chantilly, en Sologne, sur les rives de la Seine et de l'Oise, sur les côtes de Normandie, de la Somme ou du Boulonnais.

A Auvers sur Oise, Alexis Martin lui fera rencontrer le Dr Paul Gachet, célèbre médecin artiste et collectionneur, qu'il avait jadis parraîné lors de son admission à la Société des Éclectiques.
Amateur d'art et peintre à ses heures, le médecin, s'intéressera au cas de cet artiste frappé d'un lourd handicap mais doté d'une volonté farouche, d'un immense talent et d'une prodigieuse joie de vivre.
Parmi les patients de ce médecin, on retrouve les célèbre peintres Paul Cézanne, Jean-Baptiste Camille Corot, Charles-François Daubigny, Honoré Daumier, Julien Dupré, Jean Geoffroy, Armand Guillaumin, Édouard Manet, Achille Oudinot, Camille Pissarro et sa famille, Auguste Renoir, Vincent van Gogh

Voyageur inlassable, François Montholon va parcourir au fil des ans toutes les régions de France, l'Italie, l'Espagne et l'Algérie afin de nourrir son inspiration et enrichir sa palette de sujets nouveaux. Il participera fidèlement aux Salons de Paris (jusqu'en 1936) et présentera ses œuvres dans d'innombrables expositions en France et à l'étranger.

Les critiques ont vite remarqué les toiles du jeune artiste dont ils louent la sensibilité et la justesse de ton, souvent empreintes d'une tendre mélancolie romantique en ses effets d'aube ou de crépuscule très appréciés du public. Il glane ainsi médailles et distinctions qui lui attirent une clientèle bourgeoise fidèle à ces hochets de la notoriété.

Après son mariage, qui lui procure la joie d'être père, Montholon découvre la Bretagne et reçoit une Mention Honorable au Salon de 1889 pour ses paysages armoricains.

Dans les années 1890, sa palette s'illumine sous la lumière du Midi sur cette côte provençale dont le climat doux l'enchante. Puis, à la faveur de son contrat avec l'éditeur Hennuyer, dont il illustre toujours les pages des guides touristiques, le voilà subjugué par la Corse. Il est d'ailleurs l'un des premiers peintres continentaux à parcourir cette île qui, à l'époque, demeure encore très préservée.

Au cours des années suivantes, l'artiste revient à ses premières amours : l'Ile de France et la vallée de l'Oise. En 1894, il obtient une 3e Médaille au Salon pour un paysage d'Auvers-sur-Oise.

Mais la fringale du voyage le reprend, et le voilà parti à la découverte de nouvelles contrées : La côte atlantique, la Vendée, les Charentes, la Vienne et le Pays Basque autour de 1900, puis le Lot, l'Aveyron, la Corrèze et la Dordogne jusqu'à la veille de la Première Guerre Mondiale.

En peinture, son style s'émancipe, s'allège, évolue vers une touche libérée de l'académisme, aux empâtements plus hardis, de plus en plus "impressionniste"...

En 1907 il devient Sociétaire du Salon d'Hiver et y exposera chaque des œuvres nouvelles. Parallèlement, il est l'un des fondateurs du Salon de l'École Française à Paris ; siégeant au Jury, il y présente également ses paysages. En 1908, il reçoit le Prix Morlot au Salon des Artistes Français.

La Guerre, qui met en sommeil son activité de dessinateur touristique, le contraint à demeurer près de Paris ; il en profite alors pour réaliser une série de tableaux peignant la vie militaire, les troupes coloniales britanniques en particulier qu'il croque d'après nature au camp de Bruyères-Saint-Julien près de Rouen, toiles qui seront exposées dans cette ville.

Après le décès de son épouse en 1920, Montholon s'installe à Martigues avec sa fille, où, de 1920 à 1926, il va réaliser une «œuvre provençale» d'une exceptionnelle qualité, dans des tableaux aux lumières somptueuses, d'une touche vive et généreuse mettant en valeur ses qualités de coloriste.

Il va peindre à La Ciotat, à Saint Raphaël, dans l'Estérel, à Cannes, poussant ses explorations jusqu'à Menton.

A la fin de la décennie, Montholon fatigué de ses voyages, revient dans la région parisienne : Normandie d'abord, puis dans les années 30, à Nemours chez son ami le peintre Ernest Marché, séjournant régulièrement aussi chez Dainville son camarade depuis toujours.

Il expose pour la dernière fois au Salon de 1936 à l'âge de 80 ans. En 1939, Montholon quitte Paris pour gagner Angers ; il meurt le 24 Juin 1940 à Château-Gontier en Mayenne, son ultime refuge.

Artiste exceptionnel, personnalité fascinante douée d'une sensibilité et d'une vitalité peu communes, Montholon est assurément un personnage hors- normes ; sa carrière remarquable s'étend sur plus de 60 années d'activité créatrice et comporte des milliers d'oeuvres en général réalisées directement sur le motif.

Insatiable créateur, il s'adonna à l'huile, mais aussi au dessin, à l'aquarelle, au pastel et à la lithographie. Riche d'une grande culture et fin pédagogue, Montholon forma également de nombreux élèves dans son atelier de la rue des Martyrs, probablement attirés par ce peintre original de par sa nature et sa dextérité, qui lui avaient permis de surmonter son infirmité.

Peintre post-impressionniste, il envoie au Salon dès 1879 et jusqu'en 1936, des paysages, plongés dans des ambiances brumeuses et éthérées. Médaille de troisième classe en 1891 ; mention honorable en 1900 (Exposition Universelle).

Il exposa régulièrement au Salon d'Hiver de 1908 à 1925. Il est alors domicilié 20, rue des Martyrs (Paris).

Il meurt le 24 juin 1940 en Mayenne.

Nous contacter