Henri OTTMANN 1877/1927 – 14 Juillet à la Rochelle vers 1920

Henri OTTMANN 1877/1927 – 14 Juillet à la Rochelle vers 1920 – Ecole Française du XX°

Henri OTTMANN Epoque : XX°

Henri OTTMANN 1877/1927 – 14 Juillet à la Rochelle vers 1920

L’œuvre sera répertoriée dans le Catalogue Raisonné en cours de préparation par M. Michel Toublanc et Morgane Sabot.

Signé :  en bas à gauche
Epoque : Ecole Française XX°
Thème : Scène de genre
Technique : Huile sur toile
Format : Avec cadre 83 x 71 cm - Sans cadre 65 x 54 cm 
Cadre : Bois sculpté doré

Technique utilisée / Huile sur toile

Dimensions : 71 x 83 cm

Encadrement : Bois sculpté doré

Oeuvre unique

Nombre d'exemplaires : 1

L'artiste : Henri OTTMANN

OTTMANN HENRI (ou Henry) Louis 1877/1927

Ecole Française – Mouvement Post- Impressionniste

Influence : Claude Monet, Auguste Renoir

Henri Louis Ottmann, 1877/1927, né le 10 avril 1877 à Ancenis (Loire-Atlantique) et mort le 1er juin 1927 à Vernon (Eure) est un peintre français de genre, de natures mortes et paysagiste.

Henri Ottmann est le fils d'Henri Philippe Ottmann et de Louise Lemaistre. Le 22 octobre 1902, il épouse Marie Céline André Capron à Ixelles, commune de l'agglomération bruxelloise.

En 1898, il figure parmi les fondateurs de l'atelier libre L'Effort pour artistes peintres établis en Belgique, et travaille à Bruxelles au tout début du xxe siècle.

C'est dans cette ville qu'il expose en 1903 pour la première fois à La Libre Esthétique, trois vues de la gare du Luxembourg exécutées dans diverses conditions atmosphériques (vent, gel, brouillard).

Selon toute vraisemblance, le tableau La Gare du Luxembourg à Bruxelles figure alors parmi cet envoi. De la gare du Luxembourg partent les trains pour Namur et le sud du pays. Il s'agit sans doute d'une œuvre réalisée, ou du moins commencée, en plein air. Pour sa composition, le peintre s'est placé sur un pont qui enjambe les voies.

Henry Ottmann a fait ses débuts au Salon La Libre Esthétique à Bruxelles en 1904 et a participé au Salon des Indépendants à Paris à partir de 1905, le Salon d'Automne, le Salon Société Nationale des Beaux- Arts et Salon des Tuileries où ses envois furent très remarqués.

En 1911 et 1912, Ottmann expose les Artistes de la Société Moderne à la Galerie Paul Durand-Ruel en collaboration avec Armand Guillaumin, Henri Lebasque et d'autres.

En 1919, il a travaillé sur des illustrations de La Gebre périodique dans la technique de gravure sur bois en collaboration avec Paul Signac, Henriette Tirman et d'autres peintres.

En 1920, Ottmann exposé à la galerie Marcel Bernheim avec Manguin, Tirman, Alexandre-Paul Canu et d'autres.

En 1922, il expose à l'Exposition du Cercle Artistique de Bruxelles ainsi que Paul-Albert Besnard, Pierre Bonnard, Raoul Dufy, Othon Friesz, Charles Guérin, André Lhote, Henri Matisse, Paul Signac, Maurice de Vlaminck et d'autres.

Dans ses œuvres datant d'avant la Première Guerre mondiale, l'artiste tire les leçons de l'impressionnisme. Ici, la couleur fait songer à Renoir, que Ottmann admire particulièrement. Mais on pense aussi à Claude Monet, à qui il emprunte le motif du signal émergeant abruptement du cadre (La gare Saint-Lazare : les signaux, 1877, Hanovre, Niedersachsisches Landesmuseum). La vue plongeante libère au premier plan un vaste espace où l'artiste joue avec la répétition du motif des rails, traité de manière purement décorative.

Cet artiste, très délicat coloriste, à l’expression pleine de sensibilité, fut trop longtemps ignoré du monde des amateurs. L’opinion actuelle commence à le connaître et à l’apprécier. Il vénérait l’art de Renoir d’où il tient une certaine crudité de tons.

Ottmann désire créer de grandes compositions ornementales à partir de sujets modernes. La gare du Luxembourg à Bruxelles témoigne de cette ambition, malgré ses dimensions relativement modestes. Il participa au Salon des indépendants de 1905 à Paris, au Salon d’automne, au Salon de la Société nationale des beaux-arts, et expose au Salon des Tuileries à Paris.

Installé à Montmartre, Henri Ottmann fait de nombreux séjours dans la région de La Baule

Il débute par des nus en plein air au début du xxe siècle. Ses paysages, comme La Plage de Pornichet en 1920, Le Pont Marie, Le Port de Marseille, sont influencés par le fauvisme. Vers 1920, il peint La Goulue (pseudonyme de Louise Weber) qui a servi de modèle à des nombreux peintres dont Henri de Toulouse-Lautrec et Auguste Renoir.

Le musée des beaux-arts de Nantes possède une dizaine de toiles du peintre, dont L'Étal Marseillais, L'Erdre au pont d'Orléans et Portrait de l'artiste. Le tableau La Gare du Luxembourg à Bruxelles est conservé à Paris au musée d'Orsay. Le fonds national d'art contemporain conserve un certain nombre de ses œuvres dont la Courtisane endormie (1920). Lors de l’accrochage de 2013-2015 intitulé Modernités plurielles au musée national d’art moderne à Paris, la Courtisane endormie d’Henri Ottmann était présentée parmi les peintres dits académiques, cette toile étant située à la croisée de La Naissance de Vénus d’Alexandre Cabanel et des nus de Raphaël, dont Ingres avait longtemps observé les lignes.

Henri Ottmann mourut à peine âgé de 50 ans dans un accident d’automobile. Il laissa ainsi une œuvre inachevée car il se proposait de réaliser dans une forme très moderne de vastes compositions empruntées à la vie contemporaine. Ses débuts avaient été particulièrement pénibles, mais dès qu’il connut la notoriété il épura son style ; ses dessins et sa palette furent simplifiés ; il s’attachait plutôt à la suavité sensuelle qu’à la sévérité, il fut et restera un peintre charmant de la femme.

Source Bénézit, Wikipedia

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