Le Baptême du Christ

Epoque : XVII°

Le Baptême du Christ

Signé : attribué à Cornelis Cornelisz Van Haarlem – expertise ancienne de Pieter Van Thiel, éminent spécialiste des peintures Flamandes et Hollandaise, directeur de Rijksmuseum à Amsterdam, sur présentation photographique.
Côte des tableaux attribués à Corlenis Cornelisz Van Haarlem jusqu’à 170 000 €
Epoque : Ecole Flamande Maniériste du XVII°
Sujet : Religieux
Technique : Huile sur panneaux de chêne – 3 panneaux renforcés – restaurations anciennes – Très Bon état
Format : avec cadre 115 x 78 cm- Sans cadre 97.2 x 60.8 cm
Cadre : En bois et stuc doré à la feuille du XIX° –  Bon état

Technique utilisée / Huile sur panneaux de chêne

Dimensions : 78 x 115 cm

Encadrement : En bois et stuc doré à la feuille du XIX°

Oeuvre unique

Nombre d'exemplaires : 1

L'artiste :

Cornelis Cornelisz Van Haarlem ou Cornelis Cornelissen ou parfois francisé Corneille de Haarlem (1562-11 novembre 1638 à Haarlem), est un peintre et un dessinateur maniériste flamand.

Cornelis est né en 1562 dans une famille aisée de Haarlem. Ses parents ayant fui la ville lors du siège espagnol (décembre 1572 - juillet 1573), l'enfant fut confié au peintre Pieter Pietersz (v.1540-1603), qui l'éleva et lui apprit son art.

Après un voyage en France – où il ne put poursuivre au-delà de Rouen à cause d'une épidémie de peste – (1579) et un séjour anversois d'un an destiné à parfaire sa formation sous la direction du maître Gillis Congnet, il revint à Haarlem où il s'installa définitivement vers 1580-81. C'est en 1583 qu'il y reçut sa première grande commande, le portrait de groupe des membres d'une milice bourgeoise : le Banquet de la Garde civique de Haarlem. La même année, Cornelis rencontra Hendrik Goltzius et Carel van Mander avec lesquels il fonda l'Académie de Haarlem.

En 1588, la diffusion de cinq de ses œuvres par l'entremise de gravures de Goltzus lui apporta une certaine célébrité. Cornelis fut plus tard nommé peintre de la ville de Haarlem et, en 1630, il participa à la réorganisation de la guilde locale de Saint-Luc en réformant ses statuts médiévaux dans l'esprit de la Renaissance. Il fut également le régent de l'hospice des vieillards de Haarlem entre 1613 et 1619.

Ses œuvres – souvent signées du monogramme CH – reflètent bien les travaux de l'Académie de Haarlem par une approche naturaliste, redevable de la pratique du dessin d'après nature comme de l'étude des sculptures antiques et qui a rapidement supplanté l'influence maniériste de Spranger.

Il a réalisé non seulement des sujets bibliques ou mythologiques, mais aussi des portraits et des natures mortes. L'artiste possède un humour assez particulier : comme l'a noté Jacques Foucart, ses nus ont souvent la plante des pieds sale et Vénus a les ongles noirs !

 

Œuvre en rapport :

Le Baptême du Christ du peintre flamand Cornelis Cornelisz van Haarlem, peint en 1588, conservé au musée du Louvre, relatif à un épisode bien connu de la vie de Jésus Christ, relaté dans chacun des Évangiles.

« Or, quand tout le peuple eut reçu le baptême, et que Jésus qui avait été baptisé priait, le ciel s'ouvrit, et L'Esprit-Saint descendit sur lui sous une forme corporelle, comme une colombe, et du ciel il y eut une voix : « Tu es mon Fils bien-aimé : en toi j'ai mes complaisances ». »— Luc 3-22

Composition étonnante où les personnages secondaires sont en avant-plan et la scène centrale reléguée en arrière-plan.

À l'arrière-plan, le Christ est accroupi dans le Jourdain pour recevoir le Baptême de Jean le Baptiste. Le feuillage à la verticale du Christ laissant passer un filet de lumière symbolise l'ouverture des cieux mentionnée dans le récit des évangiles. On y discerne aussi la colombe qui représente l'Esprit Saint. La scène est mise en évidence par sa position centrale devant une trouée de lumière et par le doigt pointé de l’enfant en second plan.

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