Raphael Luc PONSON 1835/1904 – Carqueiranne, Le pêcheur de crevettes

Raphael Luc PONSON 1835/1904 – Carqueiranne, Le pêcheur de crevettes au lever du jour – École Française XIX°

Raphael Luc PONSONEpoque : XIX°

Raphael Luc PONSON 1835/1904 – Carqueiranne, Le pêcheur de crevettes

Signé :  en bas à gauche
Epoque : Ecole Française XIX°
Thème : Paysage -Marine
Technique : Huile sur toile
Format : Avec cadre 109 x 77.5 cm - Sans cadre 82 x 50 cm 
Cadre : Bois sculpté doré du XIX°

Oeuvre signée

Technique utilisée / Huile sur toile

Dimensions : 77.5 x 109 cm

Encadrement : Bois sculpté doré du XIX°

Oeuvre unique

Nombre d'exemplaires : 1

L'artiste : Raphael Luc PONSON

Raphael Luc PONSON 1838/1904

Né le 12 mai 1835 à Solliès-Pont (Var), et mort le 31 janvier 1904 à Marseille  (Bouches-du-Rhône), est un peintre français.

Ecole Française – Ecole de Marseille

Influence : Emile Loubon,

Raphael Luc PONSON 1838/1904  est réputé pour ses paysages de la côte provençale, Raphaël Ponson est le fils d’un décorateur de théâtre qui lui enseigne les rudiments de la peinture.
Puis il suit les cours de l'école pratique de dessin de Marseille où il est l’élève d’Émile Loubon, qui lui apprend à peindre des paysages dans le respect du ton local. Il initie en effet un enseignement moins corseté qu’auparavant, tourné vers la nature et reconnaissant aux élèves une sensibilité qui leur est propre, encourageant leur singularité. Il entraîne dans son sillage de jeunes peintres avides d’apprendre sur le motif, au contact véritable de la nature, ce qui constitue à l’époque une petite révolution régionale.

Raphaël Ponson est de ceux-là, bénéficiant encore d’une confrontation avec des maîtres venus d’horizons divers, particulièrement les peintres de Barbizon, qui, par l’entremise du Salon de la Société des Amis des Arts, viennent présenter leurs travaux à Marseille.

Il se rend à Paris en 1855 et 1856, puis en Italie où il complète sa formation. A la fin de cet apprentissage, Raphael Ponson décide de monter à Paris. Au Louvre, il se nourrit de l’art de ses devanciers, particulièrement les maîtres du paysage Poussin et Le Lorrain. Employé dans un atelier de peinture sur éventail, il perfectionne sa manière, apprend cette minutieuse technique dont ses prochains travaux sur papier se souviendront.

Il découvre aussi la Normandie, sous un ciel si différent de celui qu’il a jusqu’alors eu pour habitude de peindre. Avant de rentrer définitivement s’installer à Marseille, il effectue le traditionnel pèlerinage artistique en Italie : Rome, Venise et surtout Naples, où il retrouve sa chère Méditerranée s’étalant au pied du Vésuve.

Il se fixe alors définitivement à Marseille. Il débute au Salon de Marseille en 1852, et au Salon de Paris en 1861 avec La Châtaigneraie aux environs de Chevreuse et Le Château d’If dans la rade de Marseille  et connaissent un réel succès.

Les commandes publiques prestigieuses ne tardent pas et dès 1865, Charles Emile de Maupas, préfet des Bouches-du-Rhône mandate l’artiste pour réaliser le décor de la galerie des appartements privés de la nouvelle préfecture de Marseille, qui sera inaugurée en 1867. La même année, il présente à l’occasion de l’Exposition universelle une grande composition. Le peintre, qui se fait connaître, se voit bientôt confier la réalisation du décor de trois salles du Muséum d’Histoire Naturelle abrité dans le Palais Longchamp, bâtiment emblématique de cette seconde moitié du XIXème siècle érigé pour commémorer l’arrivée à Marseille des eaux de la Durance.

En 1867, il décore donc les trois salles du premier étage où il peint les sites naturels les plus extraordinaires : chutes du Niagara, mer de glace, forêt vierge amazonienne et les grottes basaltiques de Fingal dans une des îles Hébrides. La salle la plus renommée est celle de la Provence, où Ponson représente des paysages différents pour chacune des petites régions de la Provence : Chênes-lièges, châtaigniers et arbousiers pour le Var, oliviers et lauriers roses pour les Bouches-du-Rhône, et mûriers, amandiers et melons pour le Vaucluse. Il décore par ailleurs le café Rigaud et la pâtisserie Plauchut en haut de la Canebière à Marseille.

Vers 1878, il installe son atelier dans un hôtel particulier de la rue Sénac et continue à vivre aisément de sa peinture, recueillant l’adhésion de nombreux amateurs et s’attelant à diverses commandes décoratives qui lui sont passées tant à titre privé que public.

Pour la décoration des salles du premier étage du muséum d’histoire naturelle du palais Longchamp, Henri-Jacques Espérandieu fait appel à Raphaël Ponson dont « le talent souple et brillant conviendrait parfaitement à l’exécution de ce travail » selon les propos de l’architecte lors de la présentation de la lettre de soumission au conseil municipal.

Il se spécialise dans la représentation des plages, calanques et rivages marins des environs de Marseille, mais son talent souffre d’une grande production. Pour se distinguer de son frère cadet, Étienne Aimé Ponson, peintre de natures mortes, il ajoute son prénom à son patronyme.

Nourri de son amour pour la Méditerranée, sous ses pinceaux jaillirent de nombreuses vues du port de Marseille, de Martigues, de Cassis et de Nice.

Ponson fut considéré en peinture comme l’inventeur des calanques. Au cours de sa carrière, il a arpenté les chemins de terre et posé son chevalet dans la plupart des calanques marseillaises qui nous font encore rêver : En-Vau, Sormiou, Morgiou… Il a su sublimer la nature vivante et vibrante et capter la splendeur de la lumière, recréant dans ses toiles leurs falaises calcaires et leurs anses où les vagues viennent mourir.

Présent dans de nombreuses expositions régionales, il obtient plusieurs récompenses et est nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1896.

Raphaël Ponson meurt le 31 janvier 1904 et est enterré à Marseille au cimetière Saint-Pierre dans le caveau familial où repose déjà son fils Édouard (mort en 1885), dont le portrait en médaillon a été sculpté par Henri-Édouard Lombard.

Une rue de Marseille porte son nom.

Source Bénézit, Wikipedia.

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