René SEYSSAUD 1867/1952 – Compotier aux fruits

René SEYSSAUD 1867/1952 – Compotier aux fruits

SEYSSAUD René Epoque : XX°

René SEYSSAUD 1867/1952 – Compotier aux fruits

Signé :  en bas à droite
Epoque : Ecole Française XX°
Thème : Nature morte
Technique : Huile sur toile
Format : Avec cadre 87 x 70 cm - Sans cadre 65 x 54 cm 
Cadre : Bois sculpté doré de l’époque du tableau

Oeuvre signée

Technique utilisée / Huile sur toile

Dimensions : 70 x 87 cm

Encadrement : Bois sculpté doré de l’époque du tableau

Oeuvre unique

Nombre d'exemplaires : 1

L'artiste : SEYSSAUD René

SEYSSAUD René 1867/1952

Peintre provençal précurseur du fauvisme

Ecole Française – Ecole Provençale –

Mouvement Nouvelle Ecole d’Avignon et Fauvisme

Influence : Pierre Grivolas

Peintre de paysages, marines, natures mortes et fleurs -

Bien qu'enfant d'une famille vauclusienne, il naquit le 15 juin 1867 à Marseille où son père était avocat.

Dès son plus jeune âge, il montre des aptitudes pour le dessin et la peinture et entre à l’Ecole des Beaux-Arts de Marseille.

A la mort de son père à 18 ans, il rejoignit ses grands-parents à Avignon qui l'inscrivirent aux Beaux-Arts de cette cité où il eut comme maître Pierre Grivolas.

Il se fait remarquer par son tempérament puissant et sa palette audacieuse aux couleurs vives, ce qui le fait présenter comme un précurseur du fauvisme. Il s’initie à l’Impressionnisme, au Pointillisme

Il fait partie du Mouvement de La Nouvelle école d'Avignon, troisième du nom, fut fondée par Pierre Grivolas, un artiste-peintre qui forma et influença nombre de peintres de talent entre la fin du xixe siècle et le début du xxe siècle. Outre Pierre Grivolas, la nouvelle école regroupait Antoine Grivolas, Victor Leydet, Eugène Martel, Auguste Roure, Marius Roux-Renard et René Seyssaud.

En 1892, Seyssaud peint une toile dans le Vaucluse, Les Châtaigniers, en employant des tons à l’état pur avec des touches larges et une harmonie surprenante, prenant place, au même titre que Louis Valtat, parmi les authentiques précurseurs du Fauvisme.

Sa première exposition importante eut lieu, en 1892, au Salon des Indépendants de Paris. Il inaugura ensuite le Salon d'Automne et le Salon des Tuileries.

En 1895, Seyssaud rencontre François Honnorat, courtier en huiles à Marseille et collectionneur de Monticelli, qui devient son financier et son marchand pendant 27 ans. Seyssaud peut alors travailler en toute sérénité et entreprend de se faire connaître à Paris.

En 1897, il expose pour la première fois chez les galeristes Le Barc de Bouteville, et sa notoriété grandit très vite, puisque on le retrouve dès le début du siècle à la cimaise chez les grands marchands parisiens Vollard et Bernheim.

Son mariage, en 1899, lui donna l'opportunité de s'installer à Villes-sur-Auzon, dans la ferme de ses ancêtres, le Mas Pezet, où il choisit comme thèmes picturaux le Mont Ventoux et les gorges de la Nesque.

Le 27 avril 1901, Thiebault Sisson écrit dans le journal Le Temps : « Il faut ici mettre à la place qui lui revient, la première, quelqu’un qui ne s’apparente à personne, qui ne fait partie d’aucun groupe, et qui ne doit rien qu’à lui-même. Seyssaud, ce provençal solitaire et farouche, et qui s’est formé lentement loin de Paris est un Maître. »

Mais atteint de tuberculose, ses médecins lui conseillèrent de se rapprocher de la mer et il déménagea, en 1904, pour rejoindre Saint-Chamas où son atelier dominait l'étang de Berre et y mène une existence d’ermite consacré à son art, à une poésie bon enfant et à sa famille. Il refuse tous les contrats et les propositions pourtant très intéressantes des marchands, entre autres, un contrat que lui propose Vollard.

L’œuvre de Seyssaud est considérable, d’une unité de style extraordinaire, parfois sauvage et brutale, elle nous séduit et nous l’admirons pour la richesse de sa couleur et sa violence qui l’ont fait surnommer parfois « Le Fauve Noir ». On lui doit aussi de grandes compositions décoratives.

Il revint pourtant souvent faire des séjours au pied du Ventoux et au milieu des années 1930, il s'aménagea même un atelier à Aurel. Là venaient les retrouver ses cousins Jean, les jumeaux Paul Jean dit Paul de Saint Blaise et Philippe Jean, qui à son exemple se lancèrent dans la peinture et s'y firent un nom.

En 1937, il présentait à l’Exposition des Maitres de l’Art Indépendant, à Paris, 6 paysages et natures mortes.

Seyssaud obtient, hommage tardif, le Grand Prix d’Honneur des Provinces Françaises à la Biennale de Menton en 1951. Membre fondateur des Salons d’Automne, des Tuileries et des Indépendants, Officier de la Légion d’Honneur.

Sur les instances de ses amis Auguste Chabaud et Serra, il fut fait officier de la Légion d'Honneur et il s'éteignit à Saint-Chamas le 24 septembre 1952. Ses traits nous sont conservés par le portrait qu'en brossa Pierre Ambrogiani et que conserve le musée municipal Paul-Lafran de Saint-Chamas.

Source Bénézit, Wikipedia

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