Théodore LEVIGNE 1848/1921 – Le chausseur

Théodore LEVIGNE 1848/1921 – Le chausseur – École Française du XIX°

Théodore LEVIGNE Epoque : XIX°

Théodore LEVIGNE 1848/1921 – Le chausseur

Signé :  en bas à droite
Epoque : Ecole Française XIX°
Thème : Scène de genre
Technique : Huile sur toile
Format : Avec cadre 77 x 61 cm - Sans cadre 61 x 46 cm 
Cadre : Bois sculpté doré du XIX°

Oeuvre signée

Technique utilisée / Huile sur toile

Dimensions : 61 x 77 cm

Encadrement : Bois sculpté doré du XIX°

Oeuvre unique

Nombre d'exemplaires : 1

L'artiste : Théodore LEVIGNE

Théodore LEVIGNE 1848/1921

Peintre de genre né à Noirétable (Loire) en 1848 et décédé à Lyon en 1921

Ecole Française – Mouvement réalisme

Influence : Jean-Pierre Laÿs

Le peintre, Théodore Levigne est né à Noirétable (Loire) en 1848. Sa famille s’installa à Lyon en 1856 (quartier de Saint-Jean), où l’enfant alla à l’école, sans grande conviction, déjà attiré qu’il était par le dessin et le goût de la liberté.

En 1854, Théodore a 6 ans et il est déjà fasciné par les peintures de vitraux. C’est dans cette dynamique qu’il en reproduit quelques-uns de l'église de Noirétable. Deux ans plus tard, la famille Levigne s'installe à Lyon dans le quartier Saint-Jean. Jean Levigne est gérant d'une boutique de bottier et se spécialise par la suite dans la confection de chaussures pour l’église. Théodore suit tant bien que mal les leçons de l'école primaire de son quartier, mais son intelligence d'artiste peine à se fixer sur le papier : c’est un rêveur. Au début de l’année 1857, alors qu’un troisième garçon vient agrandir la famille, les parents décident de faire entrer Théodore chez Jean-Pierre Laÿs, peintre floral renommé, qui lui apprend les notions de base du dessin. En 1858, âgé de tout juste 10 ans, on le pousse à se présenter l'école Impériale des beaux-arts située à cette époque au palais Saint-Pierre (elle s'installera rue Neyret à Lyon en 1920)2.

C’est à l’âge de 10 ans qu’il toucha du doigt sa vocation, à l’occasion d’une visite au musée Saint-Pierre. Il intégra l’école des Beaux-arts de 1860 à 1862. Il se fit remarquer lors de l’exposition annuelle organisée par la Société des Amis des Arts du Palais Saint-Pierre (en 1863).

Cinq ans plus tard, le jeune artiste reçoit le premier prix de peinture à Lyon avec son œuvre Un portrait; il reçoit même à l’occasion un éloge du directeur de l'école des beaux-arts, Théodore Caruelle d'Aligny qui déclare : « L’histoire de l'art n'offre pas de précédent d'une œuvre aussi distinguée relativement à l'âge du jeune artiste qui compte à peine 15 ans ».

 

En 1864, ses frères Prosper et Léon servent de modèles déguisés en "amours" dans Jeu d'enfants. La même année, il s’applique à travailler la gravure avec Jean-Baptiste Danguin. La ville de Lyon lui offre une bourse de 1 500 francs pour lui permettre de continuer à apprendre son métier. Mais ses projets de voyages seront retardés par la mort de son père, le 3 novembre 1864.

En 1865, Théodore Levigne expose au Grand Palais à Paris ; il habite alors au 18 rue Mabillon dans le 6e arrondissement. Mais le jeune artiste ne réalise pas les espérances fondées sur lui et abandonne les cours d'Alexandre Cabanel et Jean-Léon Gérôme, et ne fréquente plus l'école. Il se voit alors privé de la pension qui lui permettait de vivre. Il revient donc à Lyon chez M. Delbeau, au 5 rue Pizay, et finit par regretter son attitude.

En 1867, il reçoit une lettre du Préfet, lui annonçant que compte tenu des témoignages reçus sur son repentir et ses nouvelles bonnes dispositions pour l'avenir, il aura à nouveau droit à la pension de 1 500 francs allouée l'année précédente. Il repart donc pour Paris, décidé cette fois à travailler. Cette même année, âgé de tout juste 19 ans, Théodore accepte la décoration de la chapelle des jésuites d'Avignon. En trois mois, il dessine et peint 112 saints « grandeur nature ».

Avec l'argent gagné, il part pour Marseille et voit la mer pour la première fois. Il s'embarque pour l'Italie ; les détails du voyage sont ignorés. Nous savons toutefois qu'il séjournera plusieurs mois à Messine en Sicile, où il étudiera la technique de la fresque et se perfectionnera dans l'art de peindre les draperies et les soieries. Pour subvenir à ses besoins, il vend ses dessins et ses études. Puis il revient en France.

Il peignit des paysages, des tableaux de neige, des portraits, des scènes de genre et des toiles décoratives.

Ce fut un personnage très indépendant et aimant vivre sans contrainte. Il ne fut jamais marié.

Il n’est fait mention nulle part mention d’un fils.

Il mourut à Lyon le 11 novembre 1912, à l’Hôtel-Dieu. Il fut enterré au cimetière de Saint Romain au Mont d’Or (Rhône)

Une biographie très documentée a été écrite par Jacqueline Sauze dans le Bulletin de la Société des amis de Lyon et de Guignol.

La Bibliothèque du musée des Beaux-Arts de Lyon possède les livrets de salons de la Société des amis des arts de Lyon.

Les Archives municipales de Lyon possèdent un fonds d’archives sur cette société fondée en 1821.

Source Bénézit, Wikipedia.

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